ELIAN V ARELA VERDUGO

(Sculpteur)
Editions OCTOBRE 2026
Mon travail commence à partir de tôles et de fers issus de déchets de l'industrie et de la construction, des matériaux abandonnés auxquels je donne une seconde vie à travers la sculpture. Cette transformation de la matière apporte une dimension symbolique à chaque œuvre et reflète un engagement envers le recyclage, l'environnement et la durabilité. J'utilise la technique de la tôle martelée, qui me permet de transformer un matériau rigide et dur en formes organiques pleines de mouvement, de gestualité et d'expression. “Chaque sculpture naît du dialogue entre la force et la sensibilité, avec une esthétique qui mêle le rustique et le poétique.” Mon œuvre s'inscrit dans la figuration réaliste et accorde une attention particulière aux détails, aux proportions et aux textures, en prenant pour références à la fois la nature et la figure humaine. La recherche du mouvement dans un matériau aussi rigide que le métal, ou encore l'expression d'une main ou la silhouette d'un corps, constituent des éléments fondamentaux de mon travail. Découvertes en direct, mes sculptures suscitent des émotions et des sensations variées. Mon arrivée en France marque une nouvelle étape dans mon parcours artistique. Une grande partie de mes œuvres actuelles établit un lien entre la France et l'Argentine, cherchant à construire des ponts culturels à travers la sculpture et l'art du métal.
Site web : www.elianvarelaverdugo.com


Malouin, et le desir d'etre mouette
2025
85x60x55 cm
Tôle martelée
4500 €

**Malouin et le désir d'être mouette** L'œuvre représente un **Malouin**, un homme de Saint-Malo, qui porte sur la poitrine une **marque de naissance ayant la forme des îles Malouines**. Cette marque représente une **mémoire héritée**, des histoires de navigateurs et de grandes traversées, de celles qui se transmettent de génération en génération et que l'on raconte encore aujourd'hui dans les bars et les villages de Bretagne. Des récits de ses ancêtres qui ont laissé en lui des souvenirs, des expériences et un lien profond avec une terre qu'il n'a jamais connue, mais qu'il ressent, d'une certaine manière, comme la sienne et qui fait naître en lui le désir d'y retourner, mais cette fois **en naviguant dans le ciel, avec des ailes de mouette**. L'œuvre raconte également, de manière symbolique, l'origine du nom des **îles Malouines argentines**, liée aux marins de Saint-Malo, les *Malouins*, et à l'expédition de **Louis-Antoine de Bougainville**, partie de Saint-Malo en **1763** et qui établit une colonie française sur les îles en **1764**. À partir de cette histoire, la sculpture crée un pont entre **la France et l'Argentine**, en reliant deux territoires éloignés à travers la mémoire, les voyages et une histoire partagée.


Niké, mémoire des vents
2026
60x80x100 cm
Tôle martelée
5000 €

**Niké, mémoire des vents** L'œuvre représente une figure féminine ailée inspirée de **Niké, la déesse grecque de la victoire**, et de la force de la Victoire de Samothrace. Ses ailes parlent de voyage, de résistance et de transformation, mais elles rappellent aussi une époque où les marins partaient vers des territoires inconnus, traversant les mers à la recherche de nouvelles routes et de nouvelles terres. L'œuvre cherche à représenter cet esprit d'aventure, de courage et d'incertitude de ceux qui quittaient leur foyer sans savoir exactement ce qu'ils allaient trouver ni quand ils reviendraient. Le vent, toujours présent dans la navigation, apparaît comme une force qui pousse, change le cap et accompagne aussi bien le départ que le retour. La figure, incomplète et fragmentée, représente également la mémoire de ces voyages et de toutes les personnes qui, hier comme aujourd'hui, s'éloignent de leur terre, traversent des changements et recommencent une nouvelle étape de leur vie. **Niké, mémoire des vents** unit ainsi l'idée de victoire à l'histoire des grands navigateurs, des voyages vers l'inconnu et de la force nécessaire pour partir, résister et revenir.