| NOIR FONCÉ :
La matière se fissure sous les coups de butoir démotions trop fortes. Tapies derrière le faux masque dune apparente sérénité, elles saffrontent tels des vents contraires : hurlantes du silence quelles simposent, muettes dune souffrance, dun sentiment trop criant. Grégory Gaydu met ses personnages en condition : il plante le décor, choisit lambiance musicale, provoque la scène. Et, dans son viseur, attend le moment ultime. Magie, mystère de linstant où limpalpable trouve le chemin de la pellicule. Quel que soit le visage que lon veuille donner à voir, il ny a de lisses que les vies atones. Les blancs dun éclat, dun craquèlement, dun ongle - percent le noir, omniprésent, omnipotent. Lil du spectateur doit shabituer à la noirceur : il peut alors se faire plus incisif, pour déceler dans ses masques de pierre, ses écrins dargile, le cur qui palpite, lâme qui vacille. Tout simplement lêtre humain qui se terre, senterre, sans se taire, pour, enfin, rejaillir du cadre tel quen lui-même, dans sa vérité la plus crue. |